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Jardiner zéro phyto : comment faire ?

 De quoi parle t-on ?

Qu’on les nomme "produits phytosanitaires", "pesticides" ou "produits phytopharmaceutiques", ils désignent des substances ou préparations utilisées pour protéger les végétaux ou les produits végétaux contre tous les organismes nuisibles ou à prévenir leur action (fongicides contre les champignons, herbicides contre les “mauvaises herbes”, insecticides / acaricides contre les insectes et acariens et rodenticides contre les rongeurs notamment).
Il faut distinguer la substance active, exerçant une action générale ou spécifique sur ou contre les organismes nuisibles, du produit commercial "prêt à l’emploi", associant la ou les matières actives à des adjuvants.

Si l'impact de ces produits est encore mal connu, la recherche fait état de plus en plus d'effets secondaires graves pour la santé humaine, animale et notre environnement en général.
Les pesticides sont utilisés par les agriculteurs, les particuliers ou “jardiniers amateurs”, les collectivités et gestionnaires d’infrastructures.

Il est important de rappeler quelques chiffres essentiels :

  • en ville, avec des sols peu ou pas perméables, on estime que 70% de la matière active finit sur le sol, puis directement dans le caniveau, puis dans un cours d'eau ou dans des nappes phréatiques (les stations d'épuration ne sont pas équipées pour lutter contre ces pollutions) ;
  • un gramme de matière active rend impropre à la consommation 10 000m3 d'eau.

Les molécules chimiques ont généralement beaucoup de mal à se dégrader dans les milieux naturels et les organismes vivants. Leur diversité, leur quantité, et aussi leur combinaison entre eux sont encore mal

Et la ville de Saint-Médard-en-Jalles ?

La ville de Saint-Médard-en-Jalles, comme tant d'autres communes au cours des dernières décennies, a utilisé ce type de produits pour rendre la ville plus belle, plus fleurie, mais aussi plus "propre" en luttant contre ce que tout le monde appelle communément "les mauvaises herbes".
Mais consciente des problèmes environnementaux et de santé publique que peuvent causer les produits phytosanitaires, le service des Espaces verts de la ville a engagé en 2009 une démarche d'arrêt progressif de leur utilisation, plaçant la ville en tant que pionnière au niveau de la Métropole avec une démarche aussi aboutie avec celle de la ville de Bordeaux.
À ce jour, les jardiniers de la ville n'utilisent plus qu'un seul et unique produit curatif, afin de lutter contre un champignon, le sclerosium Rolfsii, qui détruit les pelouses du terrain d'honneur de rugby. Partout ailleurs, plus aucune molécule chimique n'est utilisée dans la ville.

Évolution réglementaire : un changement majeur au 1er janvier 2017

Cette démarche globale de la ville est confortée aujourd'hui par une évolution réglementaire majeure. La loi 2015-992 du 17/08/2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte inscrit la mise en place de l'objectif zéro pesticide dans l'ensemble des espaces publics à compter du 1er janvier 2017.
Ceci comprend l'interdiction de l'usage des produits phytosanitaires par l'État, les collectivités locales, et les établissements publics pour l'entretien des espaces verts, promenades, forêts, l'ensemble des voiries...
Sachez le : la vente aux particuliers sera aussi interdite au 1er janvier 2017.

Quelles conséquences ?

Ce changement de pratiques culturales intègre aussi un changement culturel. Certains paysages de la ville ont évolué, laissant place à une présence plus forte de la nature, plus spontanée et plus adaptée au milieu environnant. Cela permet à la nature de recréer des corridors écologiques essentiels à son bon fonctionnement et aussi à notre santé. N'est il pas plus rassurant de savoir que nos aires de jeux, terrains de sports ou trottoirs ne présentent plus aucun produit néfaste à la santé de nos enfants ou même celle de nos animaux de compagnie ?

Bien sur, sans pesticides ne signifie pas sans intervention !
Le sans pesticide implique un entretien plus pointu et régulier, une formation des jardiniers à de nouvelles pratiques, d'augmenter la présence de la nature en ville sous diverses formes, de changer son regard sur la présence de cette nature retrouvée et spontanée.

L'arrêt de l'utilisation de ces produits constitue une question de santé publique globale. Les particuliers sont aussi concernés puisque l'interdiction des produits phytos touche aussi les jardiniers amateurs (seuls les professionnels pourront encore en avoir l'usage).

Comment les saint-médardais peuvent ils participer à cette démarche globale ?

  • en ne traitant plus leur trottoir et jardin au désherbant, insecticide ou fongicide ;
  • en passant la tondeuse régulièrement sur le trottoir pour ne pas empêcher l'accessibilité des personnes à mobilité réduite --> pour rappel, chaque riverain est tenu d'entretenir le trottoir devant chez lui et jusqu'au milieu de la chaussée ;
  • vous pouvez également planter vos pieds de clôture de fleurs sous réserve d'avoir pris avis auprès des espaces verts (services Techniques, tél. : 05 56 70 71 00) afin de veiller au bon état des réseaux enterrés.

Pour tout renseignement complémentaire sur la démarche globale, tél. : 05 56 70 71 02.

La mise en place de la fauche tardive par la Métropole

Si l'objectif premier du fauchage est la sécurité des usagers (lisibilité de la signalisation et visibilité routière), les enjeux environnementaux sont également importants.
En arrêtant l’usage des pesticides et en fauchant moins souvent et à la bonne période, les insectes, les végétaux et les petits animaux sont préservés et leur cycle de vie respecté.
Les continuités écologiques, d’une zone de nature à une autre (parcs, jardins, bois, prairies, marais…) sont également favorisées.

Cette démarche a été bien préparée puisqu'entre 2011 et 2014, 180 placettes, de 1 m² chacune, réparties sur l'ensemble des 28 communes, ont été passées à la loupe et analysées : un comptage précis de la flore existante et de son évolution a été établi.
Ainsi, plus de 250 espèces végétales ont été recensées sur les accotements de voirie de Bordeaux Métropole en 2013.
Sur 2 600 km de route du territoire métropolitain, 645 km sont actuellement constitués d’accotements enherbés et plus de la moitié est gérée selon le principe de la fauche tardive.